Vous rappelle-t-elle quelqu’un ?
Quatorze ans après son départ des écrans de la TV, seules les générations des trentenaires ont pu la voir animer l’émission Vidéo Gag avec Bernard Montiel, quittée en 2008. Vingt ans de présence télévisuelle de la jeune vingtaine à la maturité de la quarantaine, cela devrait marquer et imprégner notre mémoire collective. Pour autant, il faut faire appel à internet pour retrouver le visage identifié de la belle blonde.
La fin de l’émission, le changement d’animateurs, l’évolution des générations, Olivia a subi logiquement le temps qui passe comme dans bon nombre d’activités.
A la quarantaine, il faut rebondir et certainement a-t-elle investi sur son environnement télévisuel passé.
« J’aime la nature et les plantes » livre-t-elle au magazine TV. Olivia a essayé d’équilibrer les deux mondes avec deux projets. La présentation de Maisons d’avenir, un magazine quotidien qui dès 2008 sensibilisait les téléspectateurs aux maisons écologiques et à la protection de l’environnement. En 2014, Olivia se rapproche du jardinage et du paysagisme en invitant le public à découvrir les plus beaux jardins du monde avec Les jardins d’Olivia, une émission rediffusée depuis sur de nombreuses chaînes dont Ushuaïa TV.
Pourtant, en se confiant à Télé-Loisirs, on voit que la démarche a donné plus d’insatisfactions que de satisfactions. Des démarches ramenées à la réalité : « C’était bien beau d’avoir plein d’idées, mais encore fallait-il pouvoir en vivre ! »
Dépendante des autres, d’accords de production, devant faire face à la concurrence d’image, elle décide d’aller vers l’autonomie dans l’action et en 2017, elle valide économiquement son choix, en passant à l’acte avec la création de sa SASU « Blossom Paysages », spécialisée dans l’architecture de paysage.
« Je travaille et je gagne ma vie ! »
Se lancer dans un nouveau métier, vaste pari. Auparavant, il lui aura fallu investir dans trois années de formation par correspondance de 9h à 18h (*) dans ce domaine, (visiblement de 2014 à 2017), pour qu’en 2022, elle puisse déclarer pouvoir en vivre.
D’ailleurs, il faut espérer un peu plus, des 38.500 euros HT déclaré officiellement comme chiffre d’affaire en 2019 (source societe.com).
Elle se confie d’ailleurs sur la chance d’avoir pu mettre une épargne de côté pendant ses années TV, pour financer cette reconversion.
En terme d’identité et de certitudes personnelles, que s’est-il passé ?
Elle a puisé, longtemps, dans ses anciens contacts dans un métier où seule la lumière donne de l’importance. Sauf que l’ombre n’est pas loin. La moindre sortie des écrans grippe votre image qui devient, dans ce monde, inéluctablement, la nuit si rien n’est fait pour briller à nouveau.
Elle a donc changé de voie pour certainement bénéficier de la notoriété passée afin de trouver des jobs. « J’ai vécu dans un petit appartement. Faire des petits boulots, ce n’est pas évident quand vous êtes connue et qu’on vous reconnaît« , un quotidien organisé mais l’insatisfaction était là.
Elle n’était pas heureuse, à chaque pas son passé télévisuel ressortait sans que cela soit dans un travail satisfaisant, en conditions comme en rémunération.
Le besoin d’être satisfait, la réponse à la peur de l’inconnue.
Sa nature, son centre d’intérêt est venu taper plus fort à la porte : « C’est venu comme une évidence. J’aimais la nature et les plantes, je m’y intéressais depuis longtemps. J’écrivais déjà sur le jardin comme journaliste, en presse écrite.«
Elle s’était essayée au milieu et le fait d’avoir essayé lui a donné la solution pour répondre à la question de « l’inconnue ». Cette fameuse « peur de l’inconnue », un réflexe individuel fort quand vous devez investir un temps long (3 ans) et de l’argent.
Elle se savait compétente et intéressée par le domaine ; l’alarme s’est adoucie. Avec le temps, elle s’est éteinte. Elle a enclenché son parcours. Pour les Autres, pour elle, pour ses clients, elle est bien « Architecte-paysagiste ».
Il a fallu du temps pour qu’elle trouve plénitude. On le voit, se reconvertir ne se fait pas dans l’instant, c’est un processus.
Aujourd’hui, auprès des médias, elle fait une démarche d’entrepreneur pour faire connaître sa reconversion, sa nouvelle image. Elle utilise son ancienne renommée, avec une nouvelle identité crédible. Son ancien environnement se remet à l’accepter.
Beaucoup de médias ont repris l’information. Bien joué, cela devrait donner du chiffre supplémentaire. C’est devenue une entrepreneuse.
William Commegrain Reconversion.info
source : article Télé-loisirs : Olivia Adriaco, ancienne coprésentatrice de Vidéo Gag sur TF1, nous raconte sa nouvelle vie d’architecte-paysagiste dans le Sud-Ouest (msn.com)
(*) elle a utilisé la formation proposée par Natura-dis, présentée comme ambassadrice. Sauf qu’elle n’en parle pas dans son ITW, et que les vidéos ont disparu du site concerné. On peut penser qu’il y a un différend sur l’utilisation de son image ou de la réalité du statut d’ambassadrice comme du contenu de la formation. Peut-être, ou non.